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En 1987, une équipe de chercheurs de l'université de Rostov, en Russie explore sur la rive haute du Dau le Humulus 10 du cimetière du Kabiakova.
Là, gisaient les restes d'une femme âgée de 30 ans.
Etendue sur le dos, la défunte était parée d'un somptueux collier en or massif incrusté de turquoises, d'une paire de bracelets sur lesquels figuraient des griffons et des monstres ailés et d'une coiffe de cuir rouge ornée d'appliques en forme de cerfs, d'oiseaux, d'arbres et de minuscules rondelles. Un miroir chinois, une boule de fard rouge, trois brûle-parfums et le harnachement d'un cheval parachevaient ce précieux viatique.
Serait-ce une princesse nomade, une prêtresse ou tout simplement l'une de ces fières amazones dont la silhouette incongrue devait tant effrayer les Grecs.
Ainsi à l'image de la « femme sans hommes », « ennemie des hommes » se substitue peu à peu dans l'imaginaire grec, le fantasme d'une créature attirante et repoussante à la fois, séductrice et tout empreinte d'érotisme qu'il convient d'apprivoiser.
J'ai eu l'occasion de me rendre au musée des J. J'admire beaucoup le travail des métaux précieux. On ne s'ennuie pas. T. est la seule ville en France à accueillir cette exposition.
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