Depuis quelque temps j'ai envie de reconduire. Mais je dois repasser mon permis. Je suis donc à la recherche d'une auto-école spécialisée puisqu'il me faut un véhicule pour handicapé. Il y en a trois dont deux se trouvaient Bd Lascrosses. La première, on ne venait pas me chercher, la deuxième était fermée, la troisième représentée par Monsieur et Madame D. était censée être la bonne. Il fallait prendre sept leçons de deux heures chacune. La première leçon s'est déroulée le 30 avril 2002 et le 17 septembre je repassais mon permis.
Monsieur D. venait me chercher, c'est un être absolument charmant. Madame D. c'est une circonstance, un événement, une situation : c'est un cas. Madame D. seule, me parlait avec un sourire, un ton ironique et me laissait stoïque.
Quand je terminais les leçons de conduite, à dix-neuf heures, en rentrant je fermais mes volets, et mon lit n'était pas assez grand pour me recevoir, je dormais comme un loir, j'étais épuisée.
La voiture de Monsieur D. n'était pas un modèle très récent, les feux clignotants se trouvaient sur le côté, en haut et en bas, et j'avais beaucoup de mal à les choisir, en fonction de la direction à prendre. Aussi j'ai été recalée à l'examen.
Ça fait un an que j'ai abandonné la conduite, En étant à I'YMCA j'ai sollicité M.A., l'ergothérapeute pour retenter l'expérience. Elle est venue me chercher chez moi, là on a pris sa voiture pour aller à l'auto-école pour un nouveau recyclage.
Arrivés près du Bd Lascrosses, nous étions en avance M.A. et moi-même nous nous sommes promenés dans le parc, nous y errions à l'aventure, nous contrôlions notre montre. Le parc donnait sur l'autre côté de la rue face à l'auto-école. Nous fûmes reçus par Monsieur M. qui m'a donné ma première leçon le 27/03/03.
Par la suite, je prenais mon bus à treize heures pour arriver à la gare routière à quatorze heures trente. Avant de partir M.A. a dit que je n'étais pas à prendre avec des pincettes. Monsieur M. a alors répondu que lui non plus. Tout s'est passé le mieux du monde mais plus le jour de l'examen approchait, plus je devenais malhabile. On allait souvent prendre la rocade pour aller à l'endroit où je devais passer mon permis.
Le mardi 17/07/03 j'ai enfin eu mon permis de conduire.
Que de joie !
Que d'émotions !
Une joie extrême, une jubilation, c'est une douceur exquise !
C'est une émotion liée aux métaphysiques.
Je me souviendrai de l'année 2003.
'inspecteur m'avait dit de descendre de la voiture. Je m'exécutais. Deux jeunes hommes me demandèrent si j'avais réussi, je répondis que je ne pensais pas. Puis le moniteur me fit venir. Je l'interrogeai : « Je l'ai mon permis ?
-Mais bien sûr, répliqua-t-il. »
Je n'y croyais pas, tant que je n'eus pas les papiers, et même par la suite, je n'arrivais pas à réaliser.
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