Une fois par semaine, je me rends chez N. une de mes amies pour faire de la peinture sur porcelaine. J. surgit de temps en temps quand M. ne donne pas son cours de peinture sur bois.
Elles et moi, avons laissé libre cours à nos bêtises. Toutes deux me disent d'aller voir M. le Maire pour savoir s'il pourrait me donner un ordinateur. Et depuis le mois de juin, je dispose d'un P.C. tout à fait ordinaire. « Merci à M. le Maire de sa très haute bienveillance ».
Mon fils vient pour que j'apprenne à manipuler l'ordinateur. Il se trouve que je dois l'appeler fréquemment pour quelques renseignements, pour installer la connexion à Internet, par exemple. Mais Laurent y a pris goût. En ce qui me concerne, je conçois que rien n'est parfait, je voudrais faire tellement de trucs, de machins, et de choses . . . mais …. Les gens qui ont le temps de pianoter sur un «ordi», c'est magique. Moi je dessine beaucoup, je n'ai qu'une simple imprimante laser noir et blanc mais j'aime les dégradés de gris ainsi obtenus.
Par le «net», j'écris à ma fille, je vais sur différents sites en quête de renseignements. En toute modestie je crois que si j'étais plus jeune, je m'y attellerai. Ma plus grande difficulté, c'est lorsque ma fille m'envoie une photo, une fois sur deux je ne prends pas le bon créneau. Mais il paraît que ce n'est pas de ma faute. J'insiste, rien à faire, «cette photo, je la veux et je l'aurai un jour». Je manque de vivacité, de rapidité, je suis très lente dans mes mouvements, je cours après le temps qui passe. Le plus souvent, j'ai un goût extrême pour solliciter mon ordinateur, pour «pianoter», à l'écart des gens. Quelquefois, mes enfants sont présents pour m'aider. Un rien me captive, des petits riens, rien du tout. Dans le temps, je vais poursuivre avec ténacité, je voudrais gérer ma comptabilité sur ordinateur.
|